Par Emma Lemonnier Attachée de presse – pôle vin et gastronomie
Chaque année, au mois de janvier, une tendance revient en force : le Dry January, ou « janvier sobre ».
Le principe est simple : faire une pause d’alcool pendant un mois, afin de se recentrer sur son bien-être, sa santé, son énergie… et parfois même son budget.
Longtemps associé à une démarche un peu austère, le Dry January s’inscrit aujourd’hui dans un mouvement bien plus large : celui d’une consommation plus consciente, plus équilibrée, et d’un art de vivre qui ne renonce pas au plaisir, mais le redéfinit.
Et si l’alcool était en train de perdre son statut de passage obligé de la convivialité ?
Pourquoi le Dry January séduit-il autant ?
Est-ce une simple tendance passagère ou un vrai changement culturel ?
Et surtout : comment les marques, restaurants, bars et acteurs du vin peuvent-ils s’emparer du sujet sans tomber dans un discours moralisateur ?
1. Une tendance portée par la santé… mais aussi par la culture du « mieux »
Au départ, le Dry January est un défi de santé publique initié au Royaume-Uni, visant à réduire la consommation d’alcool après les excès des fêtes.
Mais sa popularité croissante en France révèle une évolution plus profonde : celle d’un public qui valorise davantage la modération et la maîtrise de son corps.
Aujourd’hui, l’objectif n’est pas seulement de « détoxifier », mais aussi de retrouver un meilleur sommeil, plus d’énergie, une peau plus lumineuse, et une forme globale améliorée.
C’est une démarche perçue comme positive, dans l’air du temps, au même titre que le sport, le jeûne intermittent ou la réduction du sucre.
2. French January : la version “à la française” du janvier sobre
Face à cette dynamique, un terme a émergé dans les univers gastronomie et art de vivre : le French January.
Là où le Dry January prône une abstinence totale, le French January défend une approche plus culturelle et nuancée : moins dans l’interdit, davantage dans le choix, la modération et la recherche de qualité.
L’idée n’est pas de « culpabiliser », mais de repenser sa consommation :
- Privilégier moins mais mieux,
- Retrouver le sens du moment (le repas, l’accord, la convivialité),
- Dissocier l’alcool de l’automatisme social.
C’est aussi une manière, pour les acteurs du vin et de la restauration, de participer à l’évolution des usages sans renier la notion de plaisir : le plaisir ne disparaît pas, il devient plus intentionnel, plus gastronomique, parfois plus créatif.
À travers le French January s’affirme une vision moderne du plaisir : la sophistication ne se mesure plus à la quantité, mais à la justesse du choix.
3. Le sans alcool n’est plus un compromis : il devient un choix
L’influence n’est plus une question de taille de communauté mais de confiance accordée par cette communauté et de qualité de la relation. Les nouveaux influenceurs sont des micro-influenceurs, des experts, des créateurs de sens ou des collectifs engagés.
Exemple avec le collectif de 60 youtubeurs « On est prêt » qui se sont unis en faveur du climat. Ils ont produit de nombreuses vidéos sur la biodiversité, le climat mais aussi la justice sociale, illustrant ainsi que l’influence positive mobilise plutôt que promeut.
L’influence à impact prend petit à petit le relais des campagnes commerciales classiques.
4. Un phénomène générationnel… mais pas uniquement
Si les jeunes générations (Gen Z et millennials) sont souvent à l’origine de cette mutation, le Dry January attire désormais un public beaucoup plus large.
Parents, cadres, amateurs de gastronomie, sportifs, seniors : tous peuvent adhérer à l’idée de ralentir sans pour autant renoncer aux moments de partage.
Ce qui se joue ici, c’est un déplacement du regard :
on ne parle plus seulement de boire ou ne pas boire, mais de bien vivre, de mieux s’écouter et de choisir ce que l’on consomme avec intention.
Autrement dit, la sobriété devient un nouveau signe d’élégance sociale : plus discrète, plus moderne, plus responsable.
5. Dry January : une opportunité pour la restauration et les marques
Les RP évoluent elles aussi vers plus de sobriété. Les communicants sont attentifs à créer des événements responsables, à limiter les impressions, à privilégier les formats hybrides, à s’assurer de la prédominance des circuits courts… L’impact carbone des campagnes est mesuré comme l’engagement ou la perception des publics.
6. Une tendance qui va au-delà de janvier
Le Dry January est parfois vu comme une mode, mais il s’inscrit dans une transformation durable : celle de la montée du low alcohol et du no alcohol tout au long de l’année.
De plus en plus de consommateurs alternent, réduisent, choisissent des moments sans alcool.
C’est une tendance qui impacte le marché du vin, de la bière, des spiritueux, mais aussi les codes de la sociabilité.
Car aujourd’hui, ce n’est plus étrange de dire « je ne bois pas » :
c’est même devenu, pour beaucoup, un geste de contrôle, de santé et parfois de liberté.
En résumé :
Le Dry January n’est plus uniquement un défi du mois de janvier.
C’est un révélateur de nos nouvelles attentes : une consommation plus réfléchie, des plaisirs plus qualitatifs et une envie de convivialité sans automatisme.
Le French January, lui, ajoute une dimension très “art de vivre” : moins de rupture, plus de discernement, avec un cap commun : boire moins, mais mieux.
Vous souhaitez promouvoir et mettre en lumière votre marque ?
L’agence Hémisphère Sud, avec ses bureaux à Paris et Bordeaux, est à vos côtés pour vous aider à concevoir et déployer des stratégies de relations presse adaptées à vos besoins.
Grâce à notre expertise dans les secteurs de l’art de vivre et en influence digitale, nous maximisons votre visibilité auprès des médias et sur les réseaux sociaux.
Article rédigé par :
Emma Lemonnier
Attachée de presse – pôle vin
et gastronomie
